Trésors arméniens d’une culture en mouvement (1512-1828)


Exposition temporaire du 5 décembre 2025 au 1er mai 2026

Cette exposition et son catalogue retracent, à travers une centaine d’objets, le processus de modernisation de la société arménienne.

Elle couvre une période qui s’étend des premières années du XVIᵉ siècle au début du XIXᵉ siècle. Au début de cette époque, la société arménienne reste fortement imprégnée par l’héritage médiéval et le souvenir du royaume arménien de Cilicie, contemporain des croisades. Trois siècles plus tard, les Arméniens comptent parmi les sociétés les plus dynamiques du Moyen-Orient : ils se distinguent par une intense activité éditoriale et une ouverture croissante aux avancées scientifiques européennes.

Dès 1510, à la mort de la dernière reine en titre du royaume arménien, un négociant visionnaire s’intéresse à l’imprimerie à caractères mobiles. Moins de trois générations après J. Gutenberg, il publie les cinq premiers ouvrages en caractères arméniens. Ce geste fondateur est un tournant décisif.

Il inaugure une période d’intense activité éditoriale. Au fil des décennies, des dizaines d’imprimeries voient le jour. Elles publient des milliers de livres, mêlant savoirs anciens et connaissances nouvelles : cartes des continents fondées sur les dernières projections, traités scientifiques, textes religieux ou œuvres littéraires.

Ces imprimés circulent largement à travers l’Eurasie, au rythme des déplacements et des implantations de la diaspora arménienne.

Cette modernisation intellectuelle et culturelle s’appuie sur l’essor d’un puissant réseau de négociants internationaux, reliant la Chine impériale, les États indiens, la Perse safavide, la Russie des Romanov, l’Empire ottoman, ainsi que l’ensemble des pays européens. Ce réseau se structure autour du commerce des soies brutes, de perles et de pierres précieuses, et devient un vecteur fondamental de diffusion des idées et des techniques.

L’union sacrée de prélats éclairés et de négociants ayant accumulé quelques-unes des plus importantes fortunes du XVIIIᵉ siècle permet non seulement la préservation d’un patrimoine ancien, mais aussi la production de nouvelles œuvres d’exception. L’exposition et son catalogue ont pour ambition de faire découvrir ces trésors méconnus. Provenant en grande partie de collections privées, ces objets sont, pour la plupart, dévoilés ici au public pour la toute première fois.

Le catalogue de l’exposition est disponible sur le site en cliquant ici, ainsi qu’à la boutique de la basilique et en libraire à partir du 1er décembre.

Commissariat : Maxime Yevadian

accÈs

Musée de Notre Dame de la Garde, rue Fort-du-Sanctuaire 13006 MARSEILLE. Le musée se situe au rez-de-chaussée du sanctuaire, à gauche de l’accueil.

Horaires

Ouvert du lundi au dimanche :

de 9h à 17h.
Dernière entrée à 17h – fermeture à 17h45.

prix

3€ – gratuit pour les moins de 12 ans.

Vous pouvez acheter votre billet sur la borne à gauche de l’accueil du sanctuaire.