NOTRE HISTOIRE
Du haut de sa colline, Notre Dame de La Garde s’incarne avec majesté comme un emblème de la cité phocéenne. Celle que les Marseillais surnomment affectueusement « la Bonne Mère », a célébré en 2014 son huitième centenaire.
La bonne mère : date par date
Une petite chapelle dédiée à la Vierge est érigée sur la colline, marquant le début de la vénération mariale à cet endroit sous le vocable de Notre-Dame de la Garde. Cette chapelle devient rapidement un lieu de pèlerinage pour les marins et les Marseillais qui la considéraient comme leur protectrice.
François Ier ordonne la construction du château d’If ainsi que d’un fort autour de la chapelle permettant ainsi une meilleure défense de Marseille. La colline de la Garde devient aussi un terrain militaire.
Durant la terrible épidémie de peste (la dernière d’Occident), les pèlerins viennent plus nombreux que jamais.
La chapelle est fermée au culte durant la période révolutionnaire.
L’ancienne statue d’argent du Maître-Autel est envoyée à la fonte.
La chapelle est rouverte au culte.
Sous l’impulsion de l’évêque de Marseille, Mgr Eugène de Mazenod, la décision est prise de remplacer l’ancienne chapelle par une nouvelle église plus imposante. Les travaux sont confiés à l’architecte Henri-Jacques Espérandieu, qui conçoit un édifice de style romano-byzantin rappelant ainsi que Marseille est la porte de l’Orient.
La construction de la nouvelle église est presque achevée après plus d’une décennie de travaux. On procède alors à sa consécration le 5 juin 1864, en présence de très nombreux fidèles et dignitaires religieux.
La statue monumentale conçue par Eugène Lequesne est exécutée à Paris par la maison Christofle et placée sur le clocher.
Le pape Léon XIII érige le sanctuaire de Notre Dame de la Garde au rang de basilique mineure, reconnaissance suprême par le Saint-Siège de ce haut lieu de dévotion mariale en Méditerranée.
Henri Révoil achève le sanctuaire et l’orne des plus belles mosaÏques.
Pendant la Grande Guerre, la basilique devient un refuge pour de nombreux soldats et civils en quête de protection et de réconfort. Des messes sont célébrées régulièrement pour les soldats en service actif, et la Vierge Marie est invoquée pour la protection des troupes.
La basilique subit d’importants dommages lors des bombardements alliés visant le port de Marseille et ses installations stratégiques. Le 25 août 1944, la libération de la ville se fait depuis la basilique sous la direction du général de Montsabert.
Restauration de la basilique et des mosaïques. Après plusieurs années de rénovation, le sanctuaire rouvre ses portes au public, accueillant à nouveau les fidèles et les visiteurs du monde entier. Elle reste un lieu de culte et de dévotion mariale, ainsi qu’un site majeur à Marseille, offrant une vue panoramique imprenable sur la ville et la Méditerranée.
2025 : Une rénovation historique
En 2025, la statue monumentale de la Vierge a fait l’objet d’une rénovation historique, la plus importante depuis plusieurs décennies. Cette intervention exceptionnelle a permis la redorure complète de la statue avec 27 000 feuilles d’or de 23,5 carats, couvrant plus de 100 m², afin de lui redonner tout son éclat et d’assurer sa conservation durable.
Le chantier a également concerné le campanile et la terrasse des anges, avec la restauration des quatre anges en pierre de Calissanne et le traitement des pierres du piédestal. Les installations techniques ont été modernisées, notamment par l’intégration d’un nouveau paratonnerre et de lampes conformes aux normes de sécurité aérienne.
La couronne, pièce emblématique de 150 cm de diamètre et pesant 150 kg, a été entièrement restaurée, redorée et remise en place grâce à un héliportage spectaculaire réalisé par un Super Puma d’Airbus Helicopters. Enfin, le piédestal et les façades du clocher ont bénéficié de traitements de consolidation, de protection anticorrosion et d’imperméabilisation.
Une nouvelle tranche de travaux indispensables s’ouvrira bientôt, et votre soutien est essentiel à l’entretien du sanctuaire : sécurisation du site, restauration du brûloir, des systèmes d’éclairage et de sonorisation, du pont-levis…
Grâce aux dernières innovations technologiques, cette nouvelle restauration, après la dernière qui s’est produite il y a plus de trente ans, devrait durer pour bien plus longtemps.
LA BONNE MÈRE : CARNET DE SANTÉ !
9 796 kg
C’est le poids de la statue monumentale.
1,10 m
C’est le tour de poignet de l’enfant Jésus : un beau « petit » !
10 m
C’est hauteur de la statue de la Bonne Mère.
